| PERMIS A POINTS : UN POINT C'EST
TOUT !
Un article du magazine ENTREPRENDRE de Février 2005
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Trop de zèle, trop de mépris, trop de bavures,trop
de drames: les automobilistent se rebiffent
Messieurs
les Politiciens, messieurs les Fonctionnaires, faites attention : la grogne
monte chez les Français... En particulier chez cet animal à
quatre roues qui tient un volant entre ses mains et que l'on appelle l'automobiliste
!
La multiplication des radars automatiques, l'acharnement répressif,
le déferlement des amendes majorées, la saisie illégale
des comptes en banque ou des salaires, le ton comminatoire des notifications
administratives, le refus aveugle de toute explication, de toute discussion,
sont en train de faire des automobilistes les parias d'une société
française gérée par un Etat ubuesque et vaguement
totalitaire. L'idéal annoncé de «la tolérance
zéro» préfigure ce qu'il peut y avoir de pire dans
une démocratie : l'intolérance. Un quotidien aussi modéré
que Le Parisien lançait, peu avant Noël, une sorte d'avertissement,
titrant à la Une : «L'Etat exagère». C'est peu
dire!
M. Jean Paul Delevoye est le Médiateur de la République.
Sa mission est d'arbitrer les malentendus, les différends, parfois
les contentieux qui opposent les Français à l'Administration.
Depuis la mobilisation générale décrétée
sans discernement par l'Etat contre les usagers de la route, le bureau
du Médiateur est submergé de lettres indignées ou
désespérées. Pour calmer la fronde grandissante,
il dénonce carrément l'illégalité des procédures
mises en oeuvre par «les Officiers du Ministère Public»
(OMP) qui se contentent de répondre à ces contestations
par une lettre-type, que l'on dirait écrite par un ordinateur,
du style : «J'ai l'honneur de vous faire savoir qu'il n'est pas
possible de donner une suite favorable à votre demande...».
Et cela, sans explications, ni autres formes de procès ! Ce comportement
est significatif d'un traitement de masse où le refus d'être
à l'écoute des situations individuelles rappelle singulièrement
le style totalitaire.
Eric
de Caumont, avocat spécialisé dans la défense
des automobilistes dénonce vigoureusement l'illégalité
du permis à points. Ce système, géré sans
précaution cause de graves préjudices à des milliers
de conducteurs pour qui la voiture est un indispensable outil de travail.Comme
toujours une répression aveugle génère d'intolérables
rackets. On ne compte plus les faux permis et même les vrais faux
permis. Deux millions de personnes roulent en France sans permis. Parmi
ces délinquants de la route, trop de braves gens n'ont eut d'autre
choix que de rejoindre les rangs de la clandestinité.
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