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CONTESTATION DES PV : L'ADMINISTRATION SE SERT...
Un article du 21 Juin 2006, paru dans l'Auto Journal
J'ai reçu un avis de contravention pour un excès de vitesse
que j'aurais commis le 29 octobre dernier sur l'A10. Etant sûr d'avoir
respecté la vitesse autorisée, j'ai adressé deux
lettres recommandées avec accusé de réception les
5 et 18 Novembre 2005, afin d'obtenir le cliché exact pris par
le radar, qui prouverait ma culpabilité. L'autoroute est, à
cette portion, sur trois voies : ma voiture a pu être dépassée
par une autre. Mes deux courriers étant restés sans réponse,
j'ai été obligé de contester la contravention en
consignant la somme de 68€ comme le prévoit le formulaire
de requête en éxonération. Réaction déroutante
de l'Administration : elle a pris cette consignation comme paiement de
l'amende ! (Serge B. , Livry-Gargan - 93)
J'ai été prélevé, sous forme d'avis "au
tiers détenteur", sans en être informé au préalable.
M'étant renseigné, j'ai appris que ce retrait provenait
de deux flashes pris les 6/02/05 et 14/03/05 (90€ chacun) ayant été
majorés depuis. N'ayant reçu aucune contravention, je n'ai
pas pu payer avant que ces amendes ne soient majorées. Par la suite,
je me suis aperçu que la préfecture s'était trompée
en recopiant mon adresse postale depuis mon justificatif de domicile vers
la carte grise ! Ces majorations sont donc dues à une erreur de
l'Administration. (Fabien S. , Serris - 77)
Le 26/12/04, je fais l'objet d'un contrôle radar. Dix mois plus
tard, je reçois un avis d'amende forfaitaire majorée par
lettre recommandée, sans avoir été au préalable
avisé de l'infraction. Je porte réclamation et effectue
une consignation de 180 €. Ma demande est rejetée en raison
du non-respect des règles prévues à la procédure.
J'adresse une nouvelle lettre avec demande d'explication et réclame
la photo de l'infraction. Le 18/02/06, je reçois un avis de retrait
d'un point, preuve que l'infraction a été considérée
comme définitivement établie.
(Jean-Louis K. , par courrier électronique)
La réponse de Maître de Caumont
Retraits de points intempestifs, amendes majorées sans préavis,
sommes consignées prises pour paiement de l'amende... La coupe
est pleine ! Passe encore que l'administration ait ses lenteurs, voire
ses erreurs, mais ces fautes qui vont TOUJOURS dans le même sens
finissent par vous révolter. Votre compte en banque subit un véritable
hold-up et vos droits de vous défendre sont bafoués. Maître
de Caumont, avocat au barreau de Paris, va plus loin : "Cette rapidité
de l'Administration à recouvrer les amendes, parfois par les voies
les plus autoritaires, n'est pas fortuite : depuis des années,
les différents gouvernements donnent des instructions pour faire
rentrer au plus vite de l'argent dans les caisses de l'Etat. En attendant,
ce zèle s'opère au détriment des citoyens, dont les
droits imprescriptibles de défense sont bafoués. Les agissements
de l'Administration française ont été récemment
condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme".
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